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16/07/2008

Comm vous, je ne suis qu'un passant...

Comme vous, j’appuie parfois sur le déclencheur de mon appareil photo.

 

J’ai pu ainsi fixer des moments de joie et de peine, des bonheurs et des malheurs, des amis proches et des moins proches, des lieux exceptionnels et d’autres plus banaux. Tous restent présents dans ma mémoire et dans mon cœur, pour toujours, je l’espère, si Alzheimer m’oublie.

J’ai eu la chance d’avoir une vie bien remplie et, tout bien pesé, malgré tout, heureuse. Et j'espère et je suis sûr qu'elle sera encore plus heureuse à l'avenir. Je souhaite la même chose à nos futures générations…

Et surtout j’ai eu la possibilité, ces 20 dernières années, de vivre et de travailler loin, à l’étranger, en parcourant une grande partie de notre petit monde : Amérique du sud et du nord, Asie du sud-est, Proche et Moyen-Orient, Afrique sub-saharienne et Maghreb, Europe bien sûr. En long et en large, du nord au sud, de l’est à l’ouest.

J’ai pu y apprendre une certaine vision des choses et des gens, privilégiant l’autre sans exclusive avec sa différence, tout en aimant, avec passion, la vie d’aujourd’hui.

 

Après tant d’ombres et de soleils, et peut-être un peu plus assagi, je suis revenu tranquillement en France en choisissant cette baie de Somme que j’avais aimée et découverte depuis déjà plus d’un demi-siècle avec mes parents lors des vacances d’été.

Mais, comme dit la chanson de Trenet, que reste-t-il de tout cela, que restent-ils de ces beaux jours ? 

Quelques photos, jaunies au mieux, bien falotes au pire, des négatifs fort transparents et inexploitables aujourd’hui. Bref, les images restent d’abord dans notre tête et dans notre cœur, car, résultat de la technique argentique, elles s’effacent progressivement, comme les empreintes de nos pas sur le sable au bord de la mer.

Place donc au numérique et ses pixels. Place enfin à la photo facile avec ces petits compacts dédaignés par les professionnels et les amateurs mordus. Vous savez ceux que l’on voit se promener, harnachés des courroies et des sangles de multiples sacs toujours plus lourds de tous ces trop chers petits trucs épatants dont je ne sais ni l’usage ni même le nom…

Comme vous, j’ai préféré marcher tranquillement, le nez au vent, avec mon compact préféré dans la poche. Même si la photo numérique se conserve sur des supports peu fiables sur le long terme et si elle est encore loin du rendu chromatique et de la définition d’un 24 x 36 argentique. Mais je peux la retoucher chez moi avec soin et patience puis l’imprimer à volonté.

Comme vous, je ne suis qu’un passant qui prend, de temps en temps, son appareil et qui le déclenche, de ci de là, sans trop se casser la tête, cherchant l’instant magique, un geste, un regard, une pause de la nature ou le mouvement de la vie.

Bref, le plaisir simple des yeux, le plaisir gratuit de voir et de regarder, le plaisir tranquille et serein d’admirer et de s’émerveiller.

Permettez-moi de vous prendre quelques minutes pour laisser passer votre regard sur ces instantanés de cette belle vie d’aujourd’hui, sur ces ombres et ces soleils, sur ces moments que j’ai vécus avec émotion et ces lieux que j’ai aimés avec tendresse et passion mais aussi avec raison.

 

J’aimerais les partager avec vous.

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Robert Cessac

Le 13 juillet 2008

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